Gabon : une coalition Ping qui veut participer aux élections

Par Jeune Afrique

L'opposant Jean Ping lors d'une conférence de presse à Bruxelles en avril 2009. © Thierry Charlier/AP/SIPA

La principale coalition de l'opposition souhaite participer aux prochaines élections législatives du Gabon.

Les doutes concernant la tenue des législatives avant avril 2018, date butoir annoncée par la Cour constitutionnelle, demeurent. Mais les leaders de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) n’envisagent pas de ne pas y participer.

Guy Nzouba Ndama, avec son parti Les Démocrates, Casimir Oyé Mba et Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, pour l’Union nationale, ainsi qu’Alexandre Barro Chambrier, pour Héritage et Modernité, seront de la partie.

Jean Ping n’a pas exprimé ses intentions : il considère que, n’étant pas chef de parti, il n’est pas directement concerné. Mais l’objectif est pour l’instant de se présenter au scrutin sous la forme de la coalition actuelle et à la recherche d’une cohabitation.

« Si les législatives s’étaient tenues en décembre 2016 comme prévu, nous les aurions remportées et nous aurions pu prendre sur nous de laisser à Ali Bongo Ondimba (ABO) une présidence de cohabitation pendant que nous exercions le pouvoir avec notre majorité », confie un cadre de la CNR.

Face à une coalition qui tentera de conserver son unité jusqu’au scrutin, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) devra se mettre en ordre de bataille au cours de son prochain congrès. ABO n’a pas apprécié lors de la présidentielle certains scores jugés faibles dans des zones considérées comme les fiefs de ses ministres.

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