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France – Rwanda : pas de réchauffement prévu, mais…

Par Jeune Afrique

Visite au palais de l'Élysée du président rwandais Paul Kagame du 11 au 13 septembre 2011. © Vincent Fournier/Jeune Afrique-REA

La rencontre - très discrète - de diplomates rwandais et français à Kigali, au début du mois, renforcerait une relation franco-rwandaise en péril depuis 1994.

Paris et Kigali entretenant des relations tendues (la France n’a d’ailleurs toujours pas d’ambassadeur au Rwanda), la première rencontre, en tête à tête, entre les présidents Emmanuel Macron et Paul Kagame, en marge de l’Assemblée générale, le 18 septembre, a été scrutée de près.

Cet entretien avait été préparé lors d’une très discrète visite à Kigali, début septembre, de Rémi Maréchaux, directeur Afrique au Quai d’Orsay, et de Marie Audouard, conseillère adjointe pour l’Afrique à l’Élysée, au cours de laquelle ils s’étaient entretenus avec Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires étrangères.

Cette rencontre au sommet n’annonce pas de réchauffement à court terme. L’entretien n’a, en effet, pas porté sur la relation bilatérale, mais sur la présidence tournante de l’Union africaine, qui doit revenir à Kagame en 2018, et sur des sujets de fond : réforme de l’institution panafricaine, maintien de la paix, climat et énergies renouvelables, place des femmes… « Ils ont préféré se voir directement plutôt que de passer par les multiples intermédiaires qui se proposaient, note-t-on dans l’entourage du président français. Nous sommes amenés à travailler sur les mêmes sujets en Afrique. Le réalisme voulait qu’ils en parlent. »

Toutefois, les 13 et 14 novembre se tiendra à Dakar la 4e édition du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique. Paul Kagame y est invité par Macky Sall. Si le chef de l’État rwandais accepte de se rendre à cette manifestation codirigée par le Sénégal et la France, ce sera une nouvelle occasion de dégeler les relations entre Kigali et Paris.