« Ils l’appellent l’Afrique, nous l’appelons notre maison » : découvrir des clichés du continent

They Call It Africa, We Call It Home, de Diane Audrey Ngako. © DR

Diane Audrey Ngako invite des internautes à partager les clichés de leurs voyages sur le continent africain. L'album regroupe plus de 100 000 photos et 150 cartes postales.

« Ils l’appellent l’Afrique, nous l’appelons notre maison ». C’est le titre, en français, de cet ouvrage collectif conçu par la Camerounaise Diane Audrey Ngako. Il s’agit d’une émanation de la plateforme collaborative visiterlafrique.com, lancée en juin 2014, dont elle est la fondatrice.

L’idée : proposer à des voyageurs-­internautes sillonnant le continent d’y publier leur carnet de bord et de partager leurs découvertes de lieux plus ou moins insolites, à grand renfort de photographies. L’objectif : promouvoir tourisme et culture sur le continent, mais aussi permettre de « penser l’Afrique autrement »…

Des images pour (re)découvrir le continent

Près de 100 000 clichés plus tard, publiés sur le réseau social Instagram, Diane Audrey Ngako et son équipe ont choisi d’en sélectionner une centaine, réunis dans ce livre au titre alléchant et qui laisse présager une production hors des sentiers battus. Il n’en est rien… L’ouvrage démarre avec quelques récits de voyage plus ou moins inspirés comme « Une odyssée à travers le Sahara ».

Puis apparaît la chanteuse malienne Inna Modja prenant la pose dans le Studio Malick Sidibé. Ceci accompagné d’un court texte hommage de son cru à Bamako et de cinq de ses adresses fétiches dans la capitale malienne. Vient ensuite le clou du spectacle : une myriade de cartes postales (sur 150 pages environ) qui ne disent pas grand-chose et font office de manne attractive pour touristes en mal de destinations exotiques… Pour finir, une playlist concoctée par le DJ centrafricain Boddhi Satva, qui, lui aussi, prend la pose. La confusion est totale… À qui s’adresse vraiment cet ouvrage mis en vente notamment au sein du concept store de luxe parisien Colette ? On se le demande.