Libye : Paris presse le pas, avec l’Union africaine

Par Jeune Afrique

Un combattant civil tient un drapeau libyen devant les bâtiments détruits de Benghazi, le 23 février 2016. © Mohammed el-Shaiky/AP/SIPA

La France et l'Union africaine souhaitent organiser une conférence nationale interlibyenne avant fin 2017. Un événement qui aura pour but de définir un plan d'action pour sortir la Libye du "chaos".

Selon nos informations, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, a téléphoné le 13 septembre au président congolais, Denis Sassou Nguesso, pour lui faire le compte rendu de son voyage en Libye des 4 et 5 septembre. Critiqués à mots couverts par les participants au mini-sommet du comité de haut niveau de l’UA de Kintélé (Congo), le 9 septembre, pour avoir organisé en solo – et sans y associer l’UA – la rencontre entre Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar à La Celle Saint-Cloud, fin juillet, les Français ont retenu la leçon.

Paris s’est en effet rallié à la proposition africaine d’organiser, avant la fin de cette année, une conférence nationale interlibyenne sous l’égide de l’UA et qui rassemblerait près de 800 délégués. Reste à préciser le lieu : Addis-Abeba, Dakar (le président Macky Sall a donné son accord de principe) ou Monaco, comme le propose la France. Déterminée à ce qu’une consultation électorale (dont les contours restent flous) se tienne en Libye au cours du premier semestre de 2018, la diplomatie française, par la voix de Le Drian, a fait savoir à ses interlocuteurs libyens qu’elle n’accepterait pas la prolongation du gouvernement d’entente nationale, que dirige Fayez al-Sarraj, au-delà du délai de deux ans fixé par l’ONU. Soit le 17 décembre 2017.

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