Sans argent, le G5 Sahel continue de tourner à vide

Par Jeune Afrique

Les présidents Roch Marc Christian Kaboré, Mohamed Ould Abdel Aziz, Emmanuel Macron, Ibrahim Boubacar Keïta, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou lors de l'inauguration du G5 Sahel à Bamako, le 2 juillet 2017. © Baba Ahmed/AP/SIPA

La mise sur pied d'une force conjointe anti-terroriste réunissant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, annoncée depuis des mois, tarde à se concrétiser.

Projet du G5 Sahel (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) financé par les Émirats arabes unis, l’école régionale de guerre de Nouakchott n’ouvrira pas ses portes en septembre comme prévu, mais en janvier 2018, les programmes de formation n’étant pas encore au point.

Alors que les 50 millions d’euros promis par l’UE pour financer une force conjointe n’ont toujours pas été versés au G5 Sahel, l’organisation continue de tourner à vide. Le Nigérien Najim Elhadj Mohamed, son secrétaire général, est aux abonnés absents, et aucune décision significative n’a été prise sous les présidences tournantes du Tchad – aucun papier n’a été signé – et du Mali, en cours.

En visite en juin à Nouakchott, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, n’a pas contribué à faire bouger les lignes. Attendu durant plusieurs heures au siège du G5 Sahel, il n’est resté que quinze minutes sur place…

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