Algérie : la présence chinoise mise à mal par la crise financière

Des travailleurs chinois à la caisse de la grande surface UNO, au centre commercial et de loisir de Bab Ezzouar, à l'est d'Alger, en mai 2015. © Omar SEFOUANE/JA

Beaucoup de projets chinois en Algérie sont à l'arrêt, faute de ressources.

C’est peu dire que l’Algérie a été un vrai eldorado pour la Chine durant les années Bouteflika. Routes, autoroute, BTP, rail, hydrocarbures, les entreprises chinoises ont raflé pas moins de 30 milliards de dollars (25 milliards d’euros) de contrats avec le gouvernement algérien. Le commerce n’est pas en reste. Premier fournisseur depuis 2012, loin devant la France (son client traditionnel), la Chine aura exporté pour 37,6 milliards de dollars de marchandises et de biens vers l’Algérie sur les cinq dernières années.

Illustration flamboyante de cet empire : la présence de 790 entreprises et de 40 000 ressortissants chinois dans les quatre coins du pays. Cependant, cet empire est mis à mal par la crise financière qui frappe l’Algérie, dépendante à 95 % des revenus du pétrole, dont les cours mondiaux ont chuté depuis trois ans. Faute de ressources, les projets sont à l’arrêt, suspendus ou annulés. Plus d’argent, plus de contrats pour les Chinois. Même leurs exportations devraient en subir les effets dans la mesure où les autorités algériennes n’ont d’autre choix que de réduire les enveloppes consacrées aux importations.

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