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Algérie : des députés trop gâtés ?

Par Jeune Afrique

Des Algériens devant des affiches électorales le 9 avril 2017 à Alger. © Anis Belghoul/AP/SIPA

Les députés de l’Assemblée nationale sortante, dont la législature s’est achevée en mai, se sont vu octroyer, en août, une importante prime de départ.

Chaque député (sortant ou réélu) a ainsi bénéficié d’un virement de 1,108 million de dinars (environ 8 400 euros), correspondant à une année de salaire. En 2016, l’opportunité de verser à ces élus une indemnité de près de 2,2 millions de dinars (16 800 euros), alors que le pays traversait une grave crise financière, avait déclenché une polémique à l’Assemblée.

Au terme de vifs débats dans l’hémicycle, ce montant avait été divisé par deux. « Cette indemnité est censée aider les sortants à faire face aux nécessités de la vie quotidienne avant qu’ils ne retrouvent une activité professionnelle, explique un député d’opposition. Mais elle pourrait être perçue comme une manière de soudoyer les élus. »