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Nomaza Nongqunga Coupez, une sud-africaine à l’Élysée

Nomaza Nongqunga Coupez promeut les arts de son pays natal © © Mahamoud J. Goma

Hier quasi inconnue, cette entrepreneuse culturelle d’origine sud-africaine rejoint le Conseil présidentiel pour l’Afrique d’Emmanuel Macron.

«It’s overwhelming ! » (« C’est énorme ! »). Quand on lui demande de résumer l’effet de bascule qu’elle a connu ces derniers jours, Nomaza Nongqunga Coupez abandonne brièvement le français, qu’elle parle parfaitement, pour lâcher ce cri du cœur. Le 29 août, cette organisatrice d’événements culturels a rejoint le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA), qui aura un accès direct au président français pour lui transmettre aspirations et suggestions. « Il est rare que les gens normaux puissent parler aux puissants, s’enthousiasme la trentenaire. Dans mon pays d’origine, pour moi qui ne me positionne pas pour un parti et n’ai pas de fonction importante, ce serait inimaginable. »

Installée depuis huit ans en France

Le parcours de Nomaza Nongqunga Coupez n’est pas si « normal » que cela. Née à Ngqeleni, entre Durban et Le Cap, elle se lance d’abord dans des études de chimie. Analyste en laboratoire pour des entreprises privées sud-africaines (PathCare, Ampath), puis commerciale dans la même branche, elle s’éprend finalement d’un Français lors d’un séjour à l’île Maurice. La love story décide de son avenir professionnel. Établie depuis huit ans dans le sud de la France, elle dirige depuis presque trois ans Undiscovered Canvas, une société qui cherche à promouvoir les arts sud-africains. C’est en participant à des événements organisés par des ambassades africaines à Paris qu’elle est finalement repérée par Jules-Armand Aniambossou, proche de Macron, qui lui propose d’intégrer le Conseil.

Et si le CPA n’était qu’un coup de com’ ? L’entrepreneuse culturelle veut croire que non. « Donner la parole à des Africains ordinaires est déjà un signal fort, explique-t-elle. Je suis très optimiste pour la suite. » Normal.