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Affaire Kieffer : la justice ivoirienne confrontée à la lenteur des autorités françaises

Par Jeune Afrique

Guy-André Kieffer, photographié à Abidjan, le 4 février 2004. © STR/AP/SIPA

La justice ivoirienne se plaint de la lenteur de Paris dans l’enquête sur la disparition, le 16 avril 2004 à Abidjan, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer.

Sa commission rogatoire, lancée en 2014, ne sera exécutée qu’en octobre prochain par Ousmane Victor Coulibaly, le doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance d’Abidjan, qui souhaite à nouveau entendre deux témoins français, dont le banquier d’affaires Stéphane de Vaucelles, ex-employeur de Kieffer au sein du cabinet Commodity Consulting Company.

Pour éviter la prescription, les enquêteurs ivoiriens continuent d’émettre des actes. « Ce dossier a des allures d’affaire Grégory. L’instruction restera ouverte jusqu’à un dénouement », confie une source proche du dossier. En France, c’est le juge Cyril Paquaux, vice-président du tribunal de grande instance de Paris, qui dirige l’instruction.