Affaire Sankara : les familles des disparus peinent à s’entendre

Par Jeune Afrique

De g. à dr., le capitaine Compaoré, le capitaine Sankara et le commandant Lingani, le 4 août 1983. © ARCHIVES JEUNE AFRIQUE

Le 12 juillet, le juge d’instruction chargé du dossier de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses douze compagnons a fait part aux familles et à leurs avocats de l’état d’avancement de l’enquête (seize personnes inculpées, une centaine de témoins auditionnés).

Dans ce dossier, l’ancien président Blaise Compaoré et son bras droit, le général Gilbert Diendéré, avaient été inculpés pour assassinat et recel de cadavres.

Hyacinthe Kafando, ex-adjudant chef de la sécurité présidentielle, et Gabriel Tamini, ex-conseiller de Compaoré, figurent parmi les prévenus, qui, pour la plupart, sont d’anciens soldats.

Problème : des divergences sont apparues entre les familles des disparus. Lors d’une assemblée générale qui s’est tenue le 18 juillet au Tribunal militaire de Ouagadougou, certains proches des victimes ont dit souhaiter inhumer à nouveau leurs restes présumés – qui ont été entre-temps autopsiés.

D’autres préconisent de les mettre sous scellés et de les utiliser comme moyen de pression en attendant le jugement. « Les discussions se poursuivent », assure l’un des avocats de la famille Sankara.

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