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RDC : le calendrier électoral, éternelle patate chaude

Par Jeune Afrique

Des partisans du président Joseph Kabila à Kinshasa, le 22 juillet 2006. © Jérôme Delay/AP/SIPA

Le plus grand flou continue de régner autour de la date de la prochaine présidentielle congolaise.

Début juillet, Corneille Nangaa, le président de la Ceni, avait reconnu que le scrutin n’aurait « probablement pas » lieu en 2017, sans toutefois fixer une nouvelle échéance. Afin de souligner « l’urgence » de la publication d’un nouveau calendrier, l’OIF a dépêché à Kinshasa, du 6 au 10 août, son directeur des affaires politiques, le Canado-Camerounais Georges Nakseu Nguefang.

Il a rencontré Bruno Tshibala, le Premier ministre, et, en l’absence de Nangaa, en déplacement à l’intérieur du pays, Norbert Basengezi, le numéro deux de la Ceni, qui lui a promis une publication « rapide ».

En réalité, personne ne veut endosser seul la responsabilité de ce document ultrasensible. La Ceni souhaite s’appuyer sur un « comité d’experts internationaux », en cours de formation, émanant de diverses organisations (OIF, ONU, UE, UA, SADC…).

Mais, estimant que l’élaboration d’un calendrier électoral relève de la souveraineté nationale, l’OIF ne veut pas s’en mêler directement.