Santé des présidents : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, check-up américains et petites foulées

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le 12 février 2012 à Libreville, au Gabon © FRANCK FIFE/AFP

Certains courent, d'autres nagent, tous ou presque font des visites médicales régulières. Mais quels que soient leur âge et leur forme, les présidents africains répugnent à dévoiler leur état de santé. Jeune Afrique vous propose un check up continental de ceux qui nous gouvernent.

Il se targue d’avoir ouvert un établissement de référence, l’hôpital La Paz à Malabo, dans lequel est venue se soigner en 2013 Sarah Onyango Obama, la grand-mère kényane de l’ex-président des États-Unis Barack Obama. Mais Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, 75 ans, a quant à lui pris ses habitudes dans la plus que centenaire clinique américaine Mayo de Rochester, dans le Minnesota, où il se rend pour un check-up complet une à deux fois par an, notamment en marge des assemblées annuelles de l’ONU.

Le président équato-guinéen y a été admis pour la première fois en septembre 1999. Les journaux américains et portugais l’ont immédiatement suspecté d’être atteint d’un cancer avancé de la prostate. Il est vrai que l’établissement est aussi réputé pour son centre consacré à cette maladie, qui « combine un traitement personnalisé du cancer avec une recherche de pointe pour offrir des soins inégalés », vante son site internet.

Droit comme un tronc

Près de deux décennies plus tard, droit comme un tronc de ceiba, Zé Bere Ekum (« la panthère aux aguets », en fang) est toujours aux manettes, et doit y rester au moins jusqu’en 2023. Il aura alors passé quarante-quatre ans à la tête de la Guinée équatoriale. En conséquence, il porte une très grande attention à sa santé.

Le chef de l’État mène une existence d’ascète en ne s’autorisant que peu d’excès. Il se lève tous les matins à 4 heures, enfile ses runnings de marque américaine et son survêtement pour un jogging à petites foulées, accompagné par ses gardes du corps.

Une discipline toute ­militaire héritée des casernes et de son éducation chez les missionnaires espagnols

Le petit déjeuner est expéditif ; il ne prend son seul vrai repas de la journée qu’à 18 heures. Une discipline toute ­militaire héritée des casernes et de son éducation chez les missionnaires espagnols.

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