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Aga Khan, « Prince » du développement

Aga Khan, le 12 novembre 2015, sur le campus de l’université d’Harvard à Cambridge. © Steven Senne/AP/SIPA.

Industrie chimique, hôtellerie de luxe, médias, mais aussi œuvres sociales... Cette altesse sans royaume est sur tous les fronts. En six décennies, il a bâti un empire consacré à la lutte contre la pauvreté, avec une forte présence en Afrique de l'Ouest. Enquête sur un homme aussi discret que puissant.

Il est imam, mais c’est avec les honneurs réservés aux chefs d’État que l’Aga Khan sera accueilli, à l’occasion de son soixantième anniversaire en tant que chef spirituel des ismaéliens, dans chacun des vingt-cinq pays qu’il visitera au cours de cette année. Les festivités de ce jubilé de diamant, lancées le 11 juillet dans son domaine français de Chantilly, au nord de Paris, l’amèneront ainsi à parcourir le monde à la rencontre de ses 15 millions de fidèles, éparpillés entre leur berceau d’Asie centrale et les quatre autres continents.

La liste des pays visités est encore secrète, mais chaque étape sera l’occasion de remplir les trois missions qui lui sont assignées et qu’il considère comme indivisibles : celle de guide spirituel de la communauté ismaélienne, une branche minoritaire du chiisme ; celle de philanthrope, l’un des plus actifs de la planète à l’instar du magnat de l’informatique Bill Gates ; et, enfin, celle d’investisseur prolifique.

Comme lors des précédents jubilés se succéderont processions religieuses, réceptions mondaines et annonces de projets à plusieurs dizaines de millions de dollars.

Il y a dix ans, à l’occasion de son jubilé d’or, le « prince », comme le désignent ses interlocuteurs (les fidèles préférant « Son Altesse »), avait lancé en Ouganda le barrage hydraulique de Bujagali, au bord du lac Victoria, devenu depuis son inauguration, en 2012, l’épine dorsale de la production électrique du pays.

« C’est un moment spécial pour moi », déclarait alors au cours d’un banquet organisé à Kampala cet homme qui parle aussi bien l’anglais que le français et l’arabe, à propos du voyage qu’il venait d’achever en l’Afrique de l’Est. Cette région a « une signification particulière pour la communauté ismaélienne, pour les institutions du réseau Aga Khan et pour moi, personnellement, depuis un demi-siècle », ajoutait-il.

Une grande connaissance de l’Afrique

C’est au Kenya que Karim, né à Genève en 1936, petit-fils du précédent Aga Khan, Mahomed Shah, a passé son enfance. Et c’est en Tanzanie, à Dar es-Salaam, qu’il sera contre toute attente intronisé quarante-neuvième imam des ismaéliens en 1957.

À la surprise générale, c’est lui, l’étudiant de Harvard âgé de 20 ans, que l’Aga Khan désigne à sa mort pour lui succéder, et non, comme le veut la tradition, son père, Ali.

Ce dernier, d’après l’auteur français Yann Kerlau dans son livre Les Aga Khans, bien plus attiré par « les lumières de Hollywood » (son mariage tumultueux avec l’actrice américaine Rita Hayworth a fait pendant des années la une des tabloïds) que par l’imamat, ne faisait en effet pas figure de candidat idéal.

Il possède une très bonne compréhension de l’Afrique, de l’Asie bien sûr, mais aussi de la globalité du monde

« Cette décision était une première en mille trois cents ans d’histoire, souligne l’une de nos sources. C’était la guerre froide, le monde était bousculé, il y avait l’avènement de la menace nucléaire. L’Aga Khan a voulu quelqu’un de jeune, d’inscrit dans la modernité pour lui succéder. » L’aïeul ne s’est, semble-t-il, pas trompé.

Pour Jean-Michel Severino, qui a régulièrement rencontré le prince au cours des années 2000 lorsqu’il dirigeait l’Agence française de développement (l’un de ses principaux partenaires en Afrique), la « modernité » est justement l’un des traits les plus saillants de cet homme à propos duquel il ne tarit pas d’éloges : « C’est à la fois quelqu’un d’extrêmement courtois et pondéré, qui ne se glorifie jamais, et de très intelligent, à la réflexion très géostratégique. Il possède une très bonne compréhension de l’Afrique, de l’Asie bien sûr, mais aussi de la globalité du monde », égrène le spécialiste du développement. Avant d’ajouter : « C’est un profond démocrate, peut-être parce que sa communauté, systématiquement minoritaire là où elle vit, a besoin de la démocratie pour s’en sortir. »

Des activités non lucratives

Au tournant des années 1960, en pleine euphorie des indépendances, l’une des premières décisions du nouvel imam est de placer le développement au cœur de son action.

Énorme machine de 80 000 employés, son réseau dépense chaque année 925 millions de dollars.

« Avant 1957, il existait déjà des écoles, des hôpitaux, des banques et des compagnies d’assurances en Asie et en Afrique de l’Est, mais c’est l’Aga Khan actuel qui va créer, organiser et étendre l’Aga Khan Development Network [AKDN, Réseau Aga Khan pour le développement] », explique le Malgache Ferid Nandjee, représentant diplomatique de l’Aga Khan en Afrique de l’Ouest.

Énorme machine employant 80 000 personnes dans le monde, le « réseau » dépense chaque année 925 millions de dollars (soit 788 millions d’euros, provenant notamment des dons de la communauté, dont ne sont connus ni les montants ni la traçabilité).

L’AKDN se consacre principalement à des activités non lucratives dans les domaines de la culture (parc Al-Azhar du Caire, mosquées de Mopti et de Tombouctou) et de l’éducation (depuis la petite enfance jusqu’à l’université), mais le réseau a également investi dans pas moins de quatre-vingt-dix entreprises, à travers son Fonds Aga Khan pour le développement économique (Akfed). Établi en Suisse, celui-ci est divisé en pôles : industrie (IPS), tourisme (TPS), aviation, finance, etc.

En Afrique de l’Est, le Kenya est à la fois une place forte pour la communauté et pour Akfed, qui y possède des pans entiers de l’économie : banques et assurances (notamment Diamond Trust Bank), l’usine de conserves Frigoken, l’empire de la presse Nation Media Group (éditeur du Daily Nation, premier quotidien du pays) ou encore la luxueuse chaîne hôtelière Serena.

Difficile à évaluer, son poids économique rend les médias prompts à dépeindre l’Aga Khan en « richissime homme d’affaires », au grand dam de son représentant diplomatique, qui insiste sur la vocation humaniste de l’ensemble de son action, même économique. « C’est un profond bienfaiteur », abonde un avocat d’affaires qui connaît bien l’Akfed.

Si l’Aga Khan est très attaché à l’Afrique de l’Est, il entretient aussi avec l’ouest du continent une relation forte.

« Non seulement les entreprises servent à financer les œuvres, mais remarquez qu’ils ont beaucoup fait en Afrique de l’Ouest, où il n’y avait pas un seul ismaélien à leur arrivée. Ils y ont été à la fois des pionniers de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et de la private equity, à une époque où ni l’une ni l’autre n’existaient dans la région. »

Une relation solide avec l’Afrique de l’ouest

Si l’Aga Khan est très attaché à l’Afrique de l’Est, il entretient aussi avec l’ouest du continent une relation forte. Cette dernière naît en 1963, à l’occasion d’un appel à l’aide de Félix Houphouët-Boigny.

Le père de l’indépendance ivoirienne veut une usine à Abidjan pour fabriquer les sacs de jute qu’il doit importer pour transporter le précieux cacao. Il sait que l’Aga Khan possède des participations dans ce domaine au Bangladesh, d’où provient la fibre naturelle utilisée pour produire cet emballage.

Sa vision était d’amener la Côte d’Ivoire à devenir le premier producteur mondial de cacao

Le prince accepte et lance dans la foulée la construction de Filtisac, qui, inauguré deux ans plus tard, sera le premier actif du holding industriel IPS en Afrique.

Par cet investissement, l’Aga Khan entend justement apporter son aide à l’autonomisation des nouvelles nations « en substituant aux importations une industrie locale », racontent avec respect ses collaborateurs.

« Sa vision était d’amener la Côte d’Ivoire à devenir le premier producteur mondial de cacao », confirme d’un hochement de tête le Nigérien Ibrahim Charles Amadou, qui nous reçoit dans son bureau de directeur général de Filtisac, où, sur les murs, des anciennes couvertures de journaux retracent les visites dans les locaux de personnages illustres, depuis le président américain Richard Nixon jusqu’à l’actuelle directrice du FMI, Christine Lagarde.

Akfed prospère dans cette région d’Afrique

Aujourd’hui encore, Filtisac est l’emblème du réseau Aga Khan en Afrique de l’Ouest. Dans le bâtiment principal, les fibres de jute sont toujours triées, lavées, étirées par de gigantesques métiers à tisser puis assemblées en sacs, dans un air saturé de poussières et de bruits.

Malgré son influence, l’imam a essuyé des déconvenues dans les secteurs de l’énergie et du transports aérien.

Mais l’entreprise a aussi su évoluer pour accompagner la diversification de l’économie ivoirienne : au sein du complexe de plusieurs hectares qui s’étale le long de l’autoroute d’Abobo, à Abidjan, on fabrique désormais des emballages en polypropylène et en polyéthylène (stockage du coton, des engrais et de la farine), mais aussi des bouteilles en plastique rigide et des bidons (notamment pour les boissons et l’industrie oléagineuse).

Employant 1 100 permanents et disposant de ses propres infrastructures sociales, Filtisac est une société florissante dont les bénéfices (2,5 milliards de F CFA de résultat net en 2016, soit 3,8 millions d’euros) ont été au fil du temps réinvestis à travers la région pour y créer des filiales ou pour en racheter : EmbalMali au Mali, Fasoplast au Burkina Faso et Cofisac-Fumoa au Sénégal. Un schéma systématique au sein d’Akfed (4,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2016).

« Nous sommes une entreprise comme les autres, qui veut faire des profits et développer des projets, mais l’ensemble des dividendes destinés à l’Akfed sont réinvestis, les actionnaires minoritaires étant, eux, rémunérés », détaille l’Ivoirien Mahamadou Sylla, directeur général d’IPS West Africa (380 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2016), en recevant Jeune Afrique dans ses locaux ultramodernes situés dans un écrin de verdure à deux pas du fastueux Hôtel Ivoire.

L’Aga Khan va dès lors se focaliser dans cette région sur deux grands domaines. L’agroalimentaire, tout d’abord, considéré comme source d’emplois dans les zones rurales.

Ainsi, en Côte d’Ivoire, épicentre de son action régionale, IPS s’est développé tous azimuts jusque dans les années 1980, profitant des occasions de substitution aux importations autant que des situations de monopoles, rachetant ici la tôle de Pechiney, là une usine de filets de pêche.

« Mais, dans les années 1990, une réflexion a été menée sur la vocation réelle d’IPS, le développement. À partir de là, le portefeuille a été revu de fond en comble, et les filiales ayant une contribution limitée au développement ont été cédées », poursuit l’ancien cadre de Coca-Cola.

Agroalimentaire et l’énergie

L’Aga Khan va dès lors se focaliser dans cette région sur deux grands domaines. L’agroalimentaire, tout d’abord, considéré comme source d’emplois dans les zones rurales.

En pleine vague de libéralisations consécutive aux programmes d’ajustements structurels du FMI en Afrique, l’Akfed s’implante dans le sucre (Sosuco, au Burkina), le coton (Ivoire Coton, puis Faso Coton), l’huile de palme (avec Oleatech, qui fermera rapidement ses portes) et plus récemment l’anacarde (Cajou des savanes).

Il mise ensuite sur l’énergie, fondamentale à tout développement économique, notamment avec la centrale d’Azito, opérée en partenariat avec Globeleq, l’une des premières centrales privées du continent, qui représente aujourd’hui 20 % de l’électricité produite en Côte d’Ivoire.

Cette concentration sur deux secteurs est moins marquée en Afrique de l’Est, où le réseau est beaucoup plus diversifié. On y retrouve néanmoins la même préoccupation pour le défi énergétique.

Outre la centrale Kipevu II au Kenya, datant de 2001, l’Aga Khan vient de lancer en avril avec l’institution britannique de développement CDC, une structure d’investissement consacrée aux projets africains d’énergie, dont la première réalisation sera le barrage hydraulique de Ruzizi III, un chantier aussi capital que délicat pour la région des Grands Lacs, située aux frontières du Rwanda, du Burundi et de la RD Congo.

« Nous sommes pour ces pays des partenaires de long terme, et, quelles que soient les crises qu’ils traversent, nous ne les abandonnons pas »

Impliqué dans des secteurs politiquement sensibles, confronté à une compétition économique de plus en plus rude sur le continent avec l’arrivée de nouveaux investisseurs, l’Aga Khan a, malgré son influence, essuyé des déconvenues.

Au début de 2016, la presse relatait que Nation Media Group était menacé de perdre ses subventions publiques pour avoir couvert au Kenya le scandale British American Tobacco, qui impliquait une agence de l’État.

L’une de ses plus rudes aventures africaines fut sûrement celle qu’il a connue avec Énergie du Mali (EDM). Au début des années 2000, il s’allie à Bouygues pour acheter respectivement 21 % et 39 % de ce distributeur d’électricité. Le géant des infrastructures abandonnera l’aventure en raison de conflits avec l’État sur les tarifs appliqués.

Refusant de quitter le navire, IPS rachète en 2005 une partie des parts du groupe français, devenant l’actionnaire de référence d’une société active dans un secteur sensible qu’il maîtrise mal. Une expérience amère, aggravée par la crise qui plonge le Mali dans le chaos à partir de 2012.

« Nous sommes pour ces pays des partenaires de long terme, et, quelles que soient les crises qu’ils traversent, nous ne les abandonnons pas », souligne non sans fierté Ferid Nandjee, assis à la terrasse d’un grand hôtel de l’Ouest parisien.

L’Aga Khan patientera jusqu’aujourd’hui pour se retirer d’EDM (une cession est, selon nos informations, en cours), mais il a retenu la leçon : fini la distribution d’énergie en Afrique.

Échec dans le transport aérien

Même conclusion pour le transport aérien. Fonder une compagnie africaine, comme il l’avait fait en Méditerranée avec Meridiana, située dans son fief sarde d’Olbia, était pourtant le grand rêve de ce passionné d’avions.

Mais ses quatre tentatives dans des compagnies nationales (Air Mali, Air Ouganda, Air Côte d’Ivoire et Air Burkina), qu’il voulait à terme réunir, se sont soldées par autant d’échecs. Un cadre du réseau s’étonne encore que, « après avoir injecté 60 milliards de F CFA dans Air Burkina sans jamais rien récolter », l’Aga Khan ait décidé en mai de céder, presque sans broncher, ses participations à l’État pour 1 franc symbolique.

« Si un membre est banquier d’affaires à New York et qu’Akfed lui demande de venir, il sera là du jour au lendemain »

Akfed est un ovni dans le monde économique. À mi-chemin entre le mécénat, le fonds d’investissement et l’agence de développement.

Pour la plupart des sources que nous avons interrogées, cette dernière est la plus proche de sa philosophie (IFC et la DEG sont d’ailleurs actionnaires d’IPS WA tandis que l’Aga Khan possède quelques parts de Proparco). Mais, si Akfed est capable d’attendre très longtemps un retour sur investissement, il ose aussi des paris plus risqués.

« Le fonds intervient dans des opérations qui n’attirent personne », explique une financière qui a côtoyé ses équipes, saluant « des gens de grande capacité ». Autre singularité, l’imamat est en mesure d’attirer à lui les meilleures compétences de sa communauté.

« Ils sont d’une extrême dureté en affaires ! Ils ont des objectifs de gentils, mais ce ne sont pas vraiment des gentils »

« Si un membre est banquier d’affaires à New York et qu’Akfed lui demande de venir, il sera là du jour au lendemain », s’émerveille un partenaire, qui salue le sérieux et le dévouement des membres de ses équipes. « Ils sont d’une extrême dureté en affaires ! Ils ont des objectifs de gentils, mais ce ne sont pas vraiment des gentils », se remémore de son côté un ancien client, soulignant que rares sont les exemples de défection au sein du réseau, comme l’ancien directeur d’IPS WA, Nizar Hassam, qui a monté sa propre affaire, Envol Afrique, au milieu des années 2000.

Pour certains, tant d’opiniâtreté est presque contre-productif. « Ils ont une telle crainte du chef qu’ils négocient chacun des termes au-delà du raisonnable. Et comme la hiérarchisation est extrême, faire une opération avec eux peut prendre énormément de temps, parfois trop », poursuit un investisseur.

Quelques exemples : le fonds s’est intéressé à Atlantique Telecom (un domaine qu’il connaît en Asie) et à la clinique abidjanaise Pisam (un secteur où Akfed est très présent à l’Est) sans finalement boucler ces investissements.

Passage à vide

D’ailleurs, plusieurs analystes estiment même que le fonds s’est assoupi, particulièrement en Afrique de l’Ouest. « Ils n’y font plus grand-chose depuis quinze ans », regrette une source juridique, croyant savoir que le comité exécutif, essentiellement composé d’ismaéliens, presse le prince de se concentrer sur les pays où vit la communauté.

En cette année de jubilé, une visite du prince dans cette partie du continent serait évidemment interprétée comme un signe

Difficile de décrypter les coulisses de cette structure « très secrète », mais on évoque aussi des rivalités internes ou encore un passage à vide en Côte d’Ivoire sous la présidence de Laurent Gbagbo.

En cette année de jubilé, une visite du prince dans cette partie du continent serait évidemment interprétée comme un signe. D’autant plus que l’Aga Khan pourrait y annoncer un chapelet de projets prometteurs pour la région. Il se murmure notamment qu’un barrage hydraulique est dans les cartons.

Succession en marche ?

À 80 ans, l’homme qui s’apprête à entamer une tournée mondiale dans le cadre du jubilé de diamant de son imamat a plusieurs préoccupations. Sa communauté vit des moments douloureux dans certaines régions, comme la Syrie et l’Afghanistan.

L’Iran, d’où l’Akfed était absent, s’ouvre peu à peu. Par ailleurs, il lui faut aussi désigner son successeur. L’Aga Khan a eu quatre enfants : Zahra, Rahim et Hussain, nés de son premier mariage avec le mannequin Sally Crocker-Poole, puis Aly, né d’une seconde union, avec l’actuelle bégum Inaara. Il est déjà quatre fois grand-père.

En perte de vitesse en Afrique de l’Ouest

Au 181e rang de notre classement des 500 premières entreprises africaines (TOP 500) de 2005, IPS WA y figure désormais en 373e position.

Certes, ce holding d’investissement n’a pas vocation à être l’un de ces « champions » sur le continent, mais il a perdu du terrain dans cet environnement économique, devenu bien plus concurrentiel.