Ils font bouger la cité : Bourahima Sanou, le maire de Bobo-Dioulasso

Sanou, le 20 08 2016 à la salle des conférences ouaga 2000 lors une rencontre des maires © Ahmed Ouoba © Ahmed Ouoba

Prisée des touristes pour son climat indulgent, sa culture mandingue et ses sites élégants, Bobo-Dioulasso est un havre de paix. Pourtant, si la grande cité de la province du Houet est toujours, après Ouagadougou, la deuxième ville burkinabè en ce qui concerne la population, sa réputation de capitale économique du pays semble aujourd’hui surfaite.

Le 20 juin, Bourahima Sanou célébrait sa première année à la tête de la mairie centrale. Très tôt, cet élu du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, parti présidentiel) avait affirmé son goût pour la gestion des villes de province. Depuis plus de quinze ans déjà, il a mené sa carrière de juriste administrateur territorial dans les arcanes publics bobolais.

Lors de sa campagne pour les municipales de 2016, le futur élu avait promis un assainissement participatif des quartiers, la dynamisation des partenariats existants, la venue de nouveaux investisseurs, la réalisation d’infrastructures socio-économiques de base, la réforme d’une administration communale inadaptée et la délégation de responsabilités à des compétences issues d’une grande variété ethnique.

Une nouvelle jeunesse

Au cours de sa première année d’exercice, plusieurs actions ont été mises en place, parmi lesquelles un recensement de l’ensemble des agents et l’établissement d’un nouvel organigramme, la mise en place de formations, le lancement de l’opération « Bobo ville propre » et le projet « emploi des jeunes et développement des compétences ».

Côté infrastructures de base, la cadence a été également soutenue, avec la réalisation de 18 dalots dans les zones malmenées par les pluies, la maintenance de 270 forages et le reprofilage de quelque 50 km de routes et de voies urbaines.