Togo : la composition de la commission électorale en question

Par Jeune Afrique

Lors d'une séance de dépouillement des votes, à Lomé, au Togo, en 2015. © Erick Kaglan/AP/SIPA

Avant que ne se tiennent les élections législatives, le pays devra trancher sur la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Les états-majors partisans se préparent déjà à la bataille des législatives, qui devraient se tenir en décembre 2018. Mais avant cette échéance, dont la principale conséquence sera une clarification de l’échiquier politique, la nature et la composition de la Commission électorale (qui devra également organiser les municipales la même année) suscitent le débat. Faut-il reconduire une Ceni composée des représentants des partis et de l’administration, ou bien mettre sur pied une Ceni uniquement composée d’experts électoraux ?

« La première formule risque de déclencher une guerre fratricide au sein de l’opposition, où de nouveaux visages ont émergé ces dernières années », prédit un ancien membre de l’institution, pour qui la seconde solution soulève, elle, le problème de la « réelle indépendance des membres de la Ceni ».

La question fait l’objet de concertations, sous l’égide de Payadowa Boukpessi, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales. Mais déjà les petites phrases assassines entre « collègues de l’opposition » fusent par médias interposés.