Essai : quand la France arme le monde

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Avec 6% des ventes, la France est le quatrième marchand d’armes du monde. Et 3 % de ce business est réalisé en Afrique, quand 54 % se fait au Proche-Orient et au Moyen-Orient.

Avec près de 160 000 salariés, ce secteur est stratégique pour l’économie française, mais aussi source de nombreux scandales, comme l’Angolagate (vente d’armes à l’Angola pendant la guerre civile), qui éclate en 1999 et met notamment en cause l’homme d’affaires Pierre Falcone.

Dans son enquête, le journaliste Romain Mielcarek décrypte la stratégie française, entre industrie de pointe, interventions dans le monde (4 000 militaires sont aujourd’hui déployés dans le Sahel, devenu l’un des terrains privilégiés de l’armée française pour y tester ses armes) et marché à l’export où naissent bien souvent des liaisons dangereuses avec des pays peu recommandables.

Un équilibre précaire où l’éthique officielle (armer convenablement et en priorité l’armée française) est souvent malmenée par les intérêts financiers, comme l’avouent, souvent à demi-mot et anonymement, tous les acteurs interrogés par le journaliste, des ingénieurs aux diplomates en passant par les chefs d’entreprise et les militaires.

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