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Livres : la Coupe de France de football et les Africains, une longue histoire

Bonaventure Kalou en 2007 à Athènes, en Grèce, en 2007. © THANASSIS STAVRAKIS/AP/SIPA

La Coupe de France a cent ans. Pour célébrer cet anniversaire, l’auteur franco-algérien Chérif Ghemmour publie "Coupe de France. Le roman du centenaire", un ouvrage qui permet, entre autres, de (re)découvrir les exploits de nombreux joueurs africains.

Le 27 mai dernier, la Coupe de France a fêté son centième anniversaire avec la victoire du Paris-SG face à Angers (1-0), grâce à un but contre son camp de l’international sénégalais Issa Cissokho. Plusieurs joueurs africains ou d’origine africaine sont associés à l’histoire de cette compétition très populaire, créée en 1917 et qui s’est même poursuivie sous l’occupation allemande – le régime de Vichy s’étant engagé, en 1940, dans une politique nationale d’encouragement à la pratique sportive. Ces joueurs appartiennent pour certains au gotha du football africain : le Camerounais Roger Milla, le Tchadien Nambatingue Toko, les Sénégalais Sarr Boubacar et Khalilou Fadiga, le Libérien George Weah, l’Ivoirien Bonaventure Kalou, l’Algérien Rachid Mekhloufi, le Malien Salif Keita

Mais dans Coupe de France. Le roman du centenaire, l’auteur franco-algérien Chérif Ghemmour a surtout voulu aborder la Coupe de France sous ses aspects politiques, culturels et sociaux. Parmi d’autres anecdotes, il raconte ainsi qu’à partir de 1954-1955 les clubs algériens furent autorisés à y participer.

Et cela permit à El Biar, un club amateur d’Alger, d’éliminer en 1957 le grand Stade de Reims (2-0), le meilleur club français, après avoir sorti deux autres clubs professionnels, Montpellier et Aix-en-Provence. À l’époque, la guerre d’Algérie est déjà une triste réalité. Une semaine plus tard, des bombes explosaient dans les stades algérois de Belcourt et d’El Biar, faisant 10 morts et 45 blessés. L’élimination par Lille (0-4) au tour suivant des amateurs algériens, forcément traumatisés, passa presque inaperçue…