Google : (Abus de) position dominante

Logo Google. © Logo Google By Flickr.

Certes, ils ont largement contribué au développement du numérique. Mais le modèle économique des géants de l’internet suscite plus que jamais des inquiétudes légitimes.

Hégémoniques sur le marché de la publicité, Google (propriétaire de YouTube) et Facebook ont capté en 2016 selon Pivotal Research 77 % du marché de la publicité en ligne aux États-Unis (56 milliards de dollars dont 37 milliards pour Google) et surtout 99 % de la croissance de ces dépenses.

En Europe, leurs pratiques anticoncurrentielles sont maintenant dénoncées par les instances communautaires. Le 27 juin, après sept ans de réflexion, la commission européenne a infligé à Google une amende de 2,42 milliards d’euros pour avoir favorisé son comparateur de prix.

Sanction modeste

La sanction reste néanmoins modeste au regard des 18 milliards de bénéfices réalisés par son holding, Alphabet, en 2016. Cette domination du marché des annonces en ligne est notamment une grave menace pour les médias dont les contenus sont publiés sur internet.

Le 10 juillet, près de 2 000 titres de la presse écrite et numérique américaine, parmi lesquels le Wall Street Journal, ont demandé au Congrès le droit de négocier collectivement avec Google et Facebook pour obtenir des avancées dans le partage de la valeur.

Optimisation fiscale

Le fonctionnement des deux mastodontes pose en outre des questions quant à l’usage des données personnelles de leurs utilisateurs et à leur capacité à porter l’optimisation fiscale à un niveau jamais observé auparavant.

Si, sur le continent africain, les pouvoirs publics ne se saisissent pas encore de ces dossiers, il est de leur intérêt et de celui des populations de ne pas les ignorer.

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