Robert Beugré Mambé : « La ville d’Abidjan veut offrir ce qu’elle a de plus beau »

Robert Beugré Mambé (Côte d'Ivoire), ministre auprès du président de la République chargé des jeux de la francophonie, gouverneur du district d'Abidjan depuis 2011 et ancien président de la Commission électorale indépendante (CEI). A Abidjan le 17.07.2009. © Vincent Fournier/JA © Vincent Fournier/JA

Robert Beugré Mambé, ministre auprès du président de la République chargé des Jeux de la francophonie, gouverneur du district autonome d'Abidjan, a répondu aux questions de Jeune Afrique à l'approche de l'ouverture de l'événement, le 21 juillet.

L’ancien ingénieur des travaux publics et ex-président de la Commission électorale indépendante (en 2010) Robert Beugré Mambé, 65 ans, maîtrise à la fois les questions d’aménagement, d’organisation et celles liées à la francophonie. Gouverneur du district autonome d’Abidjan depuis 2011, il est l’un des vice-présidents de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et, depuis juillet 2016, est chargé des Jeux de la francophonie en tant que ministre auprès du président de la République.

Jeune Afrique : Que représentent ces Jeux et quels sont leurs enjeux pour le pays ?

Robert Beugré Mambé : Notre mission est de créer un espace social qui permette à la jeunesse ivoirienne et francophone de se rencontrer et de fraterniser.

L’enjeu est de pouvoir rassembler sur le sol ivoirien, à Abidjan, le maximum de jeunes de tous les pays de la francophonie, afin qu’ils y trouvent toutes les commodités leur permettant de partager, d’échanger, de se divertir et de s’instruire, dans l’esprit de l’hospitalité ivoirienne.

Il s’agit aussi de présenter la Côte d’Ivoire telle qu’elle est et, surtout, de rassembler tous les fils et filles de ce pays dans un même ­creuset

Il s’agit aussi de présenter la Côte d’Ivoire telle qu’elle est – c’est‑à-dire une terre de grande ouverture, d’accueil, et un merveilleux champ d’in­vestissements – et, surtout, de rassembler tous les fils et filles de ce pays dans un même ­creuset, quelles que soient leurs chapelles politiques, religieuses ou philosophiques, car nous avons le même destin, celui d’une Côte d’Ivoire fraternelle, solidaire et prospère.

Serez-vous prêts à temps ?

Ces Jeux verront la mobilisation de 84 pays, 1 000 journalistes, 4 000 athlètes et artistes, 500 000 spectateurs et seront suivis par au moins 1 million d’internautes, 10 millions de lecteurs, 500 millions de téléspectateurs… Ce qui exige de l’esprit d’anticipation, un encadrement structuré et une discipline stricte dans le respect des délais et de la qualité. De plus, nous voulons que tout soit aux normes internationales.

Le premier défi était de conduire tous les chantiers à leur terme. Je puis assurer qu’ils sont tous achevés.

Quels sont les dispositifs spéciaux prévus ?

Nous nous sommes organisés pour que les déplacements des athlètes, des artistes, des officiels et des personnalités se déroulent dans la fluidité et le confort.

Des voies réservées seront dégagées et nous allons exploiter à fond notre plan d’eau lagunaire, qui donne accès à la quasi-totalité des sites retenus pour les Jeux. Abidjan se fera aussi cité verte et ville lumière. Elle veut offrir ce qu’elle a de plus beau au monde entier.

Des dispositions ont été prises pour assurer la sécurité de tous ceux qui seront présents à Abidjan pour la manifestation et, outre le village Akwaba, des hôtels de standing ont été choisis, selon des critères stricts, pour permettre à tout le monde d’être logé dans de bonnes conditions.

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