Maroc : le festival d’Essaouira, la fête entre copains devenue un grand barnum

Les membres du groupe Hoba Hoba Spirit sur la scène d'Essaouira. © Rebecca Chaouch/Jeune Afrique

Lors de la première édition du « Woodstock marocain », quelque 20 000 spectateurs se rassemblaient autour des concerts… Parfois interrompus par les coupures d’électricité. Les jeunes dormaient sur la plage, sur les places publiques, dans un climat détendu, profitant de spectacles ouverts et gratuits. Vingt ans après, l’événement est devenu un gigantesque barnum.

Plus de 300 000 amateurs, une vigilance policière redoublée (notamment avec le démantèlement récent d’une cellule terroriste dans la ville), des espaces VIP payants devant les scènes, quelques concerts privatisés et surtout une programmation convoquant des têtes d’affiche d’envergure internationale (Carlinhos Brown, Hindi Zahra, Lucky Peterson, Ismaël Lô…).

Le festival reste une grande manifestation populaire qui attire toujours une jeunesse hirsute, tatouée, éprise de liberté, mais il s’agit aussi d’une énorme entreprise culturelle, s’appuyant sur un budget de 1,5 million d’euros. Le succès a un coût.

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