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Burkina Faso : les derniers jours d’Ibrahim Malam Dicko ?

Par Jeune Afrique

Un soldat de l'armée du Burkina Faso à Ouagadougou le 29 septembre 2015. © Theo Renaut/AP/SIPA

Les responsables sécuritaires burkinabè en sont aujourd’hui quasi persuadés : Ibrahim Malam Dicko est décédé.

« Différentes informations l’attestent mais nous n’en avons pas encore la preuve matérielle », confie l’un d’eux. Selon des sources concordantes, le chef d’Ansarul Islam se trouvait dans son fief de la forêt de Foulsaré, à cheval sur la frontière avec le Mali, lorsque la force française Barkhane y a mené l’opération Bayard, les 29 et 30 avril. D’après une source locale, « Malam » et sa garde rapprochée auraient été visés durant la nuit par un hélicoptère français. Les jihadistes se seraient alors divisés en petits groupes pour échapper aux commandos déployés au sol.

Affaibli par son diabète, Dicko aurait succombé dans les jours qui ont suivi cette opération, durant laquelle une vingtaine de terroristes ont été mis « hors de combat », selon le ministère français de la Défense. Considéré comme l’ennemi public numéro un à Ouaga, Malam est responsable de plusieurs attaques contre les forces de sécurité et des civils dans le nord du Burkina depuis la fin de 2016.