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Le Gabon veut faire découvrir ses ressources naturelles

Vue d'une réserve animalière. © Nicholas Norbrook

Trois aires protégées ont vu le jour dans la périphérie de la capitale : le parc national d’Akanda, celui de Pongara et l’arboretum Raponda-Walker.

Elles font toutes trois partie de la politique de conservation des ressources naturelles et de développement de l’écotourisme du Gabon, où 13 parcs nationaux ont été créés, couvrant plus de 10 % du territoire.

Elles ont pour premiers objectifs d’être un rempart contre l’activité humaine, notamment via l’industrie du bois ou le braconnage, et de permettre au pays d’accueillir jusqu’à 100 000 touristes par an à l’horizon 2020. Mais elles visent également à améliorer la connaissance et l’appropriation par la population des valeurs associées à leurs écosystèmes forestiers.

Le projet « Arc émeraude », financé à 75 % par l’Agence française de développement (AFD) sous la forme d’un accord de conversion de dettes de 11 millions d’euros, participe de cette dernière volonté et a pour mission « de pérenniser les parcs nationaux en les installant dans le cœur des gens », expliquait Mathieu Ducrocq, assistant technique du programme, lors de son lancement.

Sans surprise, ce sont donc les groupes scolaires qui devraient constituer le socle des visiteurs des sentiers de la découverte, dont le prochain permettra de se promener au cœur de la canopée de l’arboretum Raponda‑Walker. Une prime à la jeunesse pour éveiller la conscience écologique des futurs citoyens gabonais.