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Gabon : à quels changements a abouti le dialogue national ?

Ali Bongo Ondimba, en visite officielle à Pékin, le 7 décembre 2016. © Fred Dufour/AP/SIPA

Pendant près de deux mois, du 28 mars au 26 mai 2017, le pouvoir et une partie de l’opposition ont discuté de l’avenir du Gabon et des réformes politiques réclamées par les perdants de la dernière présidentielle

Les deux camps se sont entendus pour opérer quelques changements majeurs, à commencer par l’élection présidentielle, qui sera désormais organisée en deux tours. L’opposition a aussi obtenu la suppression de la disposition qui exigeait que les candidats à ladite élection soient âgés d’au moins 40 ans.

Le pouvoir a également accepté de saborder la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap). À sa place, un Centre gabonais des élections (CGL) doit être mis en place. Le ministère de l’Intérieur voit son rôle réduit, puisque c’est justement au CGL qu’incombera la mission d’annoncer les résultats électoraux.

L’autre modification importante concerne les juges de la Cour constitutionnelle. Les sages ne disposeront plus à l’avenir que d’un mandat unique de neuf ans, quand, par le passé, ils étaient nommés pour une durée renouvelable de sept ans.

Le gouvernement a également entériné l’augmentation du nombre des députés, dès les prochaines législatives prévues cette année ; en revanche, celui des sénateurs sera restreint, de même que la durée de leur mandat, ramenée à cinq ans, contre sept aujourd’hui. Enfin, les élus du peuple (députés, sénateurs, élus locaux) pourront cumuler leurs mandats.