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Maroc : à Rabat, le mouvement de solidarité avec le Rif a donné lieu à de nombreuses tentatives de récupération

Par Jeune Afrique

Rabat, le 11 juin. Manifestation de soutien à la contestation dans le Rif. © Stringer/Anadolu Agency/AFP

La marche nationale de solidarité avec le Hirak du Rif (15 000 à 20 000 manifestants le 11 juin à Rabat) a donné lieu à plusieurs tentatives opportunistes de récupération, facilitées par le côté acéphale du mouvement de protestation et par l’incapacité des grands partis politiques à jouer leur rôle de médiateurs.

Comme lors des manifestations de 2011, on a ainsi vu apparaître avec leurs propres slogans les gros bataillons islamistes de Justice et Bienfaisance, du Cheikh Mohamed Abbadi, lequel ne lance jamais d’actions autonomes mais saisit l’occasion de mouvements sociaux pour afficher sa force.

Présentes aussi, à l’ombre de la Jamaa : les organisations d’extrême gauche comme La Voie démocratique, de Mustapha Brahma, le Parti socialiste unifié, de Nabila Mounib, ou l’Association marocaine des droits humains, d’Ahmed El Hayej. Le secrétaire général de l’Istiqlal, Hamid Chabat, qui rend le ministère de l’Intérieur responsable de ses déboires postélectoraux, avait délégué deux de ses principaux lieutenants, Abdallah Bakkali et Adil Benhamza.

Quant à l’ex-Premier ministre Abdelilah Benkirane, en froid avec son successeur, Saadeddine El Othmani, il s’était fait représenter par l’un de ses proches, Abdelali Hamidine. Objectif, pour celui qui brigue un troisième mandat à la tête du Parti de la justice et du développement : démontrer qu’il a toujours sa place sur l’échiquier politique national.

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