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Diplomatie : avec les chefs d’État africains, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian jouent les équilibristes

Par Jeune Afrique

Emmanuel Macron attend le début d'un meeting à Saint Denis, le 30 mars 2017. © Christophe Ena/AP/SIPA

Président depuis le 7 mai 2017, Emmanuel Macron et son ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian multiplient les visites diplomatiques en Afrique.

Sur le papier, ce sera le Maroc avant l’Algérie. Pour son premier déplacement au Maghreb depuis son élection, Emmanuel Macron se rendra à Rabat les 14 et 15 juin. Mais le 8, quelques heures avant l’annonce de cette visite, le président français a pris soin d’appeler Abdelaziz Bouteflika pour lui dire « sa volonté de construire un rapport d’amitié et de confiance avec l’Algérie, partenaire stratégique de la France ».

Selon l’Élysée, une visite officielle est d’ailleurs programmée « dans les toutes prochaines semaines » à Alger, où Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, est attendu les 12 et 13 juin. Autre déplacement : le 2 juillet, le président français assistera, à Bamako, à un sommet du G5 Sahel, qui réunira le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Tchadien Idriss Déby Itno.

En Afrique de l’Ouest, le G5 Sahel est un club très fermé qui fait quelques jaloux, notamment à Dakar. Est-ce pour ménager ces susceptibilités ? Dès cette semaine, du 14 au 16 juin, Le Drian se rendra en Guinée, au Sénégal et en Mauritanie. « Alpha Condé étant le président de l’UA, il est normal que le ministre commence sa tournée par Conakry », précise-t-on au Quai d’Orsay.

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