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Algérie : l’Égyptien Naguib Sawiris n’aura pas ses 4 milliards

Par Jeune Afrique

Entrepreneur et homme politique, Naguib Sawiris est à la tête d'une fortune estimée à 3,1 milliards de dollars. © Hassan Ammar/AP/SIPA

L'Algérie a gagné le procès en arbitrage international que lui avait intenté l'homme d'affaires égyptien Naguib Sawiris, ancienne grande figure de la téléphonie dans le pays.

Les Algériens pavoisent : ils ont gagné le procès en arbitrage international que leur avait intenté l’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris, ancien propriétaire de Djezzy, opérateur privé de téléphonie, aujourd’hui détenu à 51 % par l’État algérien. En octobre 2012, Sawiris avait porté plainte contre l’Algérie, lui réclamant 4 milliards de dollars de dommages et intérêts au motif qu’elle aurait empêché la vente de Djezzy à des investisseurs étrangers.

Après plus de quatre années de procédure, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) a débouté le milliardaire et condamné sa société, Orascom TMTI, à rembourser à l’Algérie la moitié des frais et honoraires d’avocats, qui s’élèvent à plus de 6 millions de dollars.

Sawiris, qui en a déjà dépensé 20 en conseils d’avocats et d’experts, devra de surcroît régler les frais de procédure. « La décision du Cirdi est définitive, juge une source proche du dossier. Le plaignant peut introduire un recours en annulation, mais celui-ci n’a quasi aucune chance d’aboutir. »

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