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Le jour où Jacob Zuma a décidé d’apprendre à lire et à écrire

Jacob Zuma, le 9 juillet 2015, à Ufa. © AP/SIPA

Aîné de fratrie et orphelin de père avant ses trois ans, Jacob Zuma ne fréquente pas l’école. Alors que sa mère travaille comme domestique à Durban, la capitale de la province du Kwazulu-Natal, le petit garçon est confié à sa famille paternelle, à Nkandla, où il s’occupe du bétail.

Avec les collines et les forêts avoisinantes pour terrain de jeu, l’enfant et les autres gardiens de troupeau s’amusent à chasser les oiseaux, à tuer les serpents, à récolter le miel. Zuma s’exerce au combat au bâton, domaine dans lequel il excelle, mais l’école lui manque. À 7 ou 8 ans, il prend l’habitude d’emprunter les livres et les ardoises des écoliers des environs, pour tenter de déchiffrer ce qu’il y a dessus.

Des cours du soir

Un jour lui vient l’idée de solliciter Maria, une femme du village qui avait été scolarisée jusqu’à la fin du cycle primaire. Avec l’aval de sa mère et de ses oncles, le jeune Zuma met en place des cours du soir chez elle, moyennant une rémunération de deux shillings et six pence. Rapidement, d’autres garçons le rejoignent, parmi lesquels on trouve même des écoliers.

Sa persévérance lui permet d’apprendre à lire et à écrire dans sa langue natale. Par la suite, il améliorera son niveau d’éducation au contact des volontaires de l’ANC, dans lequel il s’engagera à l’âge de 17 ans.

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