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Comment Idriss Déby Itno a été libéré par l’ambassadeur de France en 1979

Idriss Déby Itno, le président du Tchad. © Vincent Fournier/J.A.

En cette matinée du 22 avril 1979, un DC8 de l’armée française décolle du Bourget. À son bord, huit officiers et sous-officiers des forces armées nationales tchadiennes, fraîchement sortis de l’école. Parmi eux, le sous-lieutenant Idriss Déby Itno.

Idriss Déby Itno vient d’obtenir une licence de pilote avec une spécialisation dans le transport de troupes à l’institut aéronautique Amaury-de-La-Grange (près d’Hazebrouck, dans le nord de la France). La veille, le jeune homme s’est absenté toute la journée et n’est rentré qu’à l’aube dans son petit logement de la Cité de l’air, près du métro Balard, à Paris. Le Tchad est alors en pleine guerre civile, et les avions commerciaux ne débarquent quasiment plus à N’Djamena.

Nous voulions jouer un rôle dans ce qui se passait dans notre pays

Pourquoi rentrer, alors que la capitale est divisée entre différents chefs de guerre ? « Nous savions ce qui nous attendait. Certains ont préféré rester en France, mais nous voulions jouer un rôle dans ce qui se passait dans notre pays », raconte l’un des compagnons du futur président de la République.

À l’atterrissage, les huit militaires sont capturés par les éléments des forces armées du Nord dirigés par Hissène Habré. Ils sont conduits au camp des Martyrs, où ils sont gardés pendant plusieurs heures. L’ambassadeur de France, Louis Dallier (décédé en 2004), se rend sur place avec des officiers français. Devant son insistance, Déby et ses compagnons finissent par être relâchés. Quelques semaines plus tard, le jeune officier sera adopté par Hissène Habré, qui en fera son bras droit.

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