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Tunisie : pourquoi il était temps d’arrêter l’homme d’affaires Chafik Jarraya

Par Jeune Afrique

Des policiers tunisiens en 2015 à Tunis, en Tunisie. © Ali Ben Salah/AP/SIPA

Dans le collimateur des autorités tunisiennes depuis des semaines, l’homme d’affaires Chafik Jarraya, qui n’a jamais caché ses liens étroits avec l’islamiste Abdelhakim Belhadj, ex-gouverneur militaire de Tripoli et actuel chef de la faction Fajr Libya, est poursuivi par le tribunal militaire pour atteinte à la sûreté de l’État.

Selon des sources sécuritaires égyptiennes, des informations alarmantes, recueillies par leurs agents opérant sous couverture en Libye, ont précipité son arrestation. Ils auraient enregistré de nombreuses communications entre Jarraya et des milices libyennes armées, plus particulièrement celles basées à Misrata. Transmises aux services tunisiens, elles auraient révélé la préparation d’attaques sur le sol libyen, susceptibles, dixit Belhadj, de « créer un climat d’anarchie pouvant embraser la Tunisie et se propager à l’Algérie ».

Lors d’un entretien en marge du sommet américano-arabe de Riyad, le 21 mai, Abdel Fattah al-Sissi, le président égyptien, aurait alerté Béji Caïd Essebsi, son homologue tunisien. Deux jours plus tard, Jarraya était appréhendé.

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