Bande dessinée : « Katanga », une fresque de l’indépendance congolaise

Extrait de la bande-dessinée Katanga, tome 1, de Sylvain Vallée et Fabien Nury. © DR

« Il y a toujours eu des mercenaires au Katanga… En fait, le Katanga a même été inventé par un mercenaire. » Cette assertion, balancée par Godefroid Munongo, le ministre de l’Intérieur de la sécession katangaise, lunettes noires et cigarettes aux lèvres, donne le ton de la nouvelle série de chez Dargaud.

Elle est la preuve que la mythique province congolaise (administrativement disparue en 2015) inspire toujours au-delà des frontières du pays. Ses auteurs, les Français Fabien Nury et Sylvain Vallée, sont connus pour une autre série, Il était une fois en France, qui se déroulait sur six tomes pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils reprennent ici les ingrédients de ce succès : une fresque historique où se croisent personnages réels et de fiction.

Violence, sexe, pierres précieuses et complots

Mais ils voulaient, cette fois, une atmosphère plus « exotique », selon leurs mots. Katanga débute donc en 1960, dans le fracas de l’indépendance congolaise. Le point de vue est clairement européen : c’est celui de mercenaires étrangers prêts à tout pour faire fortune, et surtout à verser le sang.

Au programme, donc : violence, sexe, pierres précieuses et complots. Les personnages sont souvent caricaturaux, à l’image des miliciens Balubakat, dépeints en barbares cannibales. Mais l’atmosphère, malsaine, donne du corps à un récit redoutablement efficace. On referme donc ce premier épisode introductif avec un furieux désir de lire la suite. L’histoire chaotique de l’indépendance congolaise la promet palpitante…

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