Algérie : production locale privilégiée pour le secteur automobile

Usine automobile à Oran en Algérie, novembre 2014. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

En Algérie, une des priorités des autorités reste de favoriser la production locale en ce qui concerne le secteur automobile. Bilan sur les avancées du pays en la matière.

Vive le « Made in Dzair ». Le but des autorités reste de substituer la production locale aux importations, en ciblant 450 000 véhicules d’ici à 2023, avec, comme robinet, les licences d’importation. Une politique protectionniste qui bute sur les capacités industrielles. Ainsi, les ventes de véhicules neufs ont été divisées par trois en deux ans (96 600 unités en 2016).

Plusieurs constructeurs se sont engagés pour la production locale, dont Hyundai à Tiaret, avec le groupe Tahkout, dans ce qui fait figure d’usine « tournevis » ; Volkswagen, avec un projet intégré à Relizane signé à la fin de 2016 (35 000 unités) ; et enfin Renault, à Oran.

Bouton « pause » pour le projet PSA

Le projet PSA reste, lui, en suspens. Le site Renault, ouvert en 2014, a produit 40 000 unités en 2016 et vise les 100 000 en 2022. Entré en phase 2 du projet, Renault a réuni 200 fournisseurs à la fin d’avril à Oran devant l’ex-ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb.

Dans une vidéo, Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault, a assuré que l’Algérie avait toute sa place dans son dispositif industriel avec la production prochaine de la Clio 4.

Si les constructeurs peinent encore à attirer des sous-traitants étrangers en raison de la faiblesse des volumes ou de la clause d’investissement 51/49, Véronique Sarlat-Depotte, directrice des achats de Renault, a assuré que le taux d’intégration de 42 % (il serait deux fois moindre à ce jour) serait atteint en 2019, avec quatre années d’avance. Oran devant notamment intégrer des opérations de tôlerie.

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