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Algérie : Benyelles-Bouteflika, histoire d’une brouille

Abdelaziz Bouteflika , en juillet 1973, à Paris. © Jacques Violet/Archives J.A.

Sans être des amis intimes, l’ex-patron de la marine nationale, Rachid Benyelles, et l’ancien chef de la diplomatie, Abedlaziz Bouteflika, se sont longtemps favorablement appréciés, bien que le premier ait fait partie de ces officiers qui avaient barré la route de la présidence au second à la mort de Boumédiène, en 1978.

Lorsqu’il s’éloigne du pouvoir au début des années 1980, Bouteflika se rapproche de Benyelles, avec lequel il aime à partager confidences et analyses, ou à refaire l’histoire. La rupture entre les deux hommes date de 1998, quand l’ex-ministre des Affaires étrangères est adoubé par ces mêmes généraux avec lesquels il s’était brouillé en janvier 1994.

Pour Benyelles, l’élection de Bouteflika à la présidence marque le « début d’une ère nouvelle pour l’Algérie, celle d’un pouvoir archaïque et plus autocratique que jamais ». Depuis, le général n’a pas cessé de décocher des flèches assassines à l’endroit du chef de l’État, qu’il décrit même, dans une tribune publiée en novembre 2008 dans Le Monde, comme « velléitaire et d’une totale incompétence ».

Le temps n’atténuera pas la colère du vieux maquisard. En février 2014, alors que la candidature de Bouteflika à un quatrième mandat ne faisait plus de doute, en dépit de sa maladie, Benyelles signe un appel avec d’autres personnalités pour lui demander d’y renoncer. Aujourd’hui, à l’heure où l’on évoque la succession du président, le général à la retraite souhaite que ses pairs de l’armée ne refassent pas les mêmes erreurs en désignant un candidat du consensus au lieu de laisser les urnes en décider en toute transparence.

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