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Libye : le maréchal Haftar marque des points

Par Jeune Afrique

Le maréchal Khalifa Haftar lors d'une interview avec Associated Press à Al Marj, au nord-est de Benghazi, en Libye, le 22 mars 2017. © Mohammed El-Sheikhy/AP/SIPA

Le camp du maréchal Haftar se réjouit de voir que la nomination de Jean-Yves Le Drian aux Affaires étrangères produit déjà ses effets : le 18 mai, la diplomatie française a fait savoir qu’elle appelait à la création d’une armée nationale libyenne sous le commandement de celui-ci.

« La nomination de Franck Paris à l’Élysée comme conseiller aux affaires africaines est elle aussi bien accueillie, car Paris, qui est passé par le ministère de la Défense, connaît la situation sur le terrain », confie à JA un proche de Khalifa Haftar.

Le 16 mai, le maréchal a organisé un impressionnant défilé militaire dans son fief de l’Est libyen pour célébrer le troisième anniversaire du déclenchement de son opération Karama. Une stratégie de communication à destination des chancelleries occidentales qui s’est révélée payante. « Ce défilé a prouvé qu’il n’est pas à la tête de simples milices, mais d’une armée qui compte de nombreux soldats de l’Ouest et du Sud, et même des officiers originaires de Misrata et de Zintan », poursuit notre source.

À Tobrouk, ses partisans pensent que le maréchal a les cartes en main pour s’imposer à la tête d’une armée nationale dans le cadre d’un plan de partage des pouvoirs avec le gouvernement de Tripoli.

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