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Gabon : la ligne Ndemezo’o Obiang l’emporte sur celle de Maganga Moussavou

Par Jeune Afrique

René Ndemezo’o Obiang. © STEVE JORDAN/AFP

Le dialogue politique au Gabon devrait permettre à Ali Bongo Ondimba de se représenter en 2023. Une décision qui divise l'opposition.

L’opposition qui participe au dialogue national a tranché : contrairement à ce qu’elle avait d’abord envisagé, elle ne réclamera ni une limitation du nombre des mandats présidentiels ni l’interdiction du cumul des mandats, de député et de maire notamment. La ligne de René Ndemezo’o Obiang, le leader de Démocratie nouvelle (DN), l’a donc emporté sur celle défendue par Pierre-Claver Maganga Moussavou, le patron du Parti social-démocrate.

Les deux hommes coprésident le dialogue pour le compte de l’opposition, mais le second a été mis en minorité, malgré le soutien que lui a apporté Mike Jocktane, l’ancien vice-président de l’Union nationale. Les partisans de la limitation du nombre de mandats proposaient un compromis sur le cas d’Ali Bongo Ondimba, qui aurait été autorisé à se représenter une fois, en 2023.

« L’opposition a finalement choisi de laisser au peuple la liberté de reconduire ou non son président », confie l’un de ses membres, dubitatif. Dans les couloirs du stade de l’Amitié, où se déroule le dialogue, beaucoup estiment comme lui que cette décision a vidé les discussions de leur intérêt et risque de faire voler en éclats l’unité déjà bien fragile de l’opposition.

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