Guinée équatoriale : Mariola Bindang Obiang montre le chemin aux femmes entrepreneurs

Mariola Bindang Obiang est la PDG de Holding Guinée équatoriale 2020 (Holding GE). © Muriel Devey Malu-Malu pour JA

Forte d'une carrière à l'international, l'actuelle directrice générale de Holding Guinée équatoriale 2020 (Holding GE), Mariola Bindang Obiang, est un exemple pour les femmes qui voudraient percer dans le monde de l'entreprise.

Au lycée, elle était passionnée de littérature espagnole. Mais pour ses études supérieures, Mariola Bindang Obiang a préféré s’orienter vers les sciences économiques. C’est à l’université d’Alabama, aux États-Unis, qu’elle obtient son master. Elle garde un bon souvenir de son séjour américain. « La taille du pays m’a impressionnée. Quelle que soit l’activité, il existe toujours un marché, confie-t‑elle. J’ai également apprécié leurs méthodes de travail, conjuguant théorie et pratique. »

En 1991, Mariola Bindang Obiang est embauchée comme stagiaire à la Beac. Elle y fera une longue carrière, d’abord au service des économies étrangères, à Yaoundé, et, à partir de 1996, à la direction nationale, à Malabo. Elle est promue directrice générale adjointe en 2000, puis directrice générale en 2005. Son parcours prend une nouvelle direction en 2011, lorsqu’elle est nommée représentante déléguée de la Guinée équatoriale à l’Unesco, à Paris, puis, en mars 2012, ambassadrice de son pays en France. « Je suis passée de la Banque, où tout est codifié, à la culture et à la diplomatie. Un monde où l’on apprend que tout n’est pas carré et qu’il faut savoir négocier des situations difficiles dans l’intérêt des deux parties », souligne-t‑elle.

Mère de famille, trilingue et toujours passionnée de littérature, Mariola Bindang Obiang rentre au pays en 2014 pour installer Holding Guinée équatoriale 2020, la société qui gère le fonds de coïnvestissement et de participation de l’État. Un nouveau défi, pour lequel sa double expérience est un atout. « Il faut allier la rigueur de l’approche économique à la persuasion et à la compréhension des intérêts de chacun », confirme-t‑elle.