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Guinée équatoriale : le parc national de Malabo fait le plein

Le Grand Hotel de Djibloho. © Muriel Devey Malu-malu pour JA

Inauguré mi-2016, le parc national de Malabo ne désemplit pas. Élèves, familles et joggeurs, tout le monde en profite…

Ceux qui préfèrent écouter le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau y vont en semaine. Ceux qui veulent voir du monde et s’amuser s’y précipitent le week-end. Surtout en fin d’après-midi, quand la foule afflue et que les animations battent leur plein.

Entre 18 heures et 22 heures, les allées, squares et pelouses du parc national de Malabo résonnent de mille clameurs. Cris des plus petits qui s’en donnent à cœur joie sur les manèges et les toboggans ; brouhaha des ados venus en bandes, affublés de sacs à dos et vêtus à l’unisson – slims pour les filles, pantacourts pour les garçons – ; conversations animées des adultes qui, après une balade en couple ou en famille, se retrouvent devant un verre dans l’un des bars-restaurants… Avec une préférence pour La Tour Bisila, le must, qui offre une vue imprenable sur Malabo.

87 hectares

Situé à l’entrée de la capitale, près de l’aéroport, le parc national de Malabo est une vraie réussite. Sur le plan environnemental, avec 87 hectares plantés d’arbres et de végétation luxuriante ainsi qu’un charmant lac. Et en matière d’offre de loisirs, avec des aires de sport, de détente, de spectacle, des lieux d’exposition, des galeries, etc.

Du jamais-vu – en tout cas pas à cette échelle, ni remportant un tel succès populaire – dans les capitales d’Afrique centrale, où la tendance est plutôt à couper les arbres et à raboter les rares jardins et espaces publics pour faire place à la construction de logements, de bureaux et aux aménagements de voirie.

250 à 500 F CFA l’entrée

Ouvert le 16 juillet 2016, le parc a immédiatement trouvé son public. Il a été pris d’assaut, et son succès ne faiblit pas, même quand il pleut. Les prix d’entrée sont tout à fait abordables –  500 F CFA (moins de 80 centimes d’euro) pour les adultes, 300 pour les étudiants et 250 pour les enfants –, ce qui permet aux groupes de jeunes et aux familles, même modestes, d’en profiter presque sans compter.

Pour sillonner les routes impeccables et les allées paysagées, on se déplace à pied, à bicyclette, en patinette, en barque, en minibus ou en petit train. Et même en rollers et en skateboard, certains se lançant dans une séance de glisse, à la tombée de la nuit, entre les jets d’eau de la place d’Afrique, le plus grand square du parc, où trône la statue du président équato-guinéen.

Des espaces pour la culture

Avec sa flore disciplinée où rocailles et parterres fleuris se mêlent aux palmiers, aux ceibas (emblème du pays), aux bambous et aux tecks, le parc ressemble à un jardin à la française, à l’exception d’un coin de forêt vierge destiné à faire découvrir cet univers aux enfants.

La sécurité des visiteurs est assurée par la présence d’un dispensaire et d’un commissariat de police équipé d’une salle de contrôle où sont traitées les images des caméras de vidéosurveillance. Cerise sur le gâteau, outre les équipements sportifs et de jeux, le parc propose une bibliothèque, un espace consacré aux sciences, une galerie d’artisans et une place agrémentée de totems représentant toutes les ethnies du pays.

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