Sénégal : les rebelles casamançais vers l’unité

Par Jeune Afrique

César Atoute Badiate (Sénégal), chef d'état-major de la branche armée du maquis (Attika) du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) et son bras droit Rambo. © Émilie Régnier pour Jeune Afrique

Selon différentes sources internes et externes au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), le processus de réunification des différentes factions armées qui composent l’organisation indépendantiste commence à porter ses fruits.

Après dix ans d’une rivalité exacerbée, César Atoute Badiate, le commandant du front sud, et Salif Sadio, celui du front nord, ont renoué le dialogue depuis quelques mois à travers des émissaires. « Une rencontre est encore impossible car leurs divergences sont toujours profondes, mais, au moins, ils recommencent à se parler », explique un cadre du MFDC.

Jusqu’à présent nombreux à proposer leurs bons offices, les médiateurs externes ne sont plus les bienvenus dans les différents maquis, où l’on entend désormais laver son linge sale en famille.

Impact de la crise en Gambie

La crise postélectorale gambienne et ont contribué à rapprocher les différents chefs rebelles, lesquels se sont engagés à se défendre mutuellement en cas d’offensive de l’armée sénégalaise contre l’un d’entre eux. L’objectif des rebelles est d’organiser des « assises inter-MFDC » dès que possible, afin de parler d’une seule et même voix face aux autorités de Dakar.

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