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Législatives au Congo : la bataille de Ouenzé

Par Jeune Afrique

Pierre Ngolo (Congo), secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT). A Paris, le 26 septembre 2012. © Vincent Fournier/JA © V.Fournier/JA

Prévues pour le 16 juillet, les élections législatives congolaises enfièvrent déjà les états-majors politiques. Un duel mobilise l’attention : celui de la première circonscription de Ouenzé, 5e arrondissement de Brazzaville et l’un des bastions du Parti congolais du travail (PCT) dans la capitale.

Candidat naturel de ce parti, dont il est le secrétaire général depuis près de six ans, le député sortant Pierre Ngolo aura face à lui Juste Mondélé, secrétaire général du Club 2002-Pur.

Problème : Mondélé est conseiller politique à la présidence de la République, et la formation qu’il dirige, fondée par un neveu du chef de l’État, le désormais pasteur Wilfrid Nguesso, appartient à la majorité présidentielle, dont Pierre Ngolo est le chef.

Affrontement fraticide ?

Entre Ngolo, qui bénéficie du soutien de leaders importants de la majorité comme Landry Kolelas ou Hellot Matson Mampouya, et Mondélé, qui semble disposer d’importants moyens, l’affrontement risque d’être fratricide. Les législatives (qui pourraient être reportées dans quelques circonscriptions du Pool pour cause d’insécurité) aboutiront à l’élection de 151 députés, chaque parti étant obligé, de par la loi, de présenter un quota de 30 % de femmes sur ses listes.

À noter qu’au regard des dispositions électorales les directeurs généraux et conseillers nommés par décret présidentiel sont tenus de se mettre en congé de ces fonctions s’ils souhaitent se présenter. Une mesure qui concerne Juste Mondélé, mais aussi 40 % des 93 députés PCT sortants et dont l’application est l’un des gages institutionnels de la volonté de « rupture » prônée par le président Denis Sassou Nguesso lors de sa réélection en 2016.