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Présidentielle française : à chacun ses amis

Par Jeune Afrique

Emmanuel Macron a été élu président de la république française le 7 mai 2017. © Thibault Camus/AP/SIPA

Le nouveau président Emmanuel Macron, fraîchement élu, et l'ex-candidate à la présidentielle Marine Le Pen, fraîchement défaite, avaient tous deux de fidèles soutiens en Afrique durant la campagne qui s'est achevée dimanche 7 mai.

« Priez pour qu’elle arrive à l’Élysée ! » Le 3 mai, à Abidjan, c’est devant quelques dizaines de fidèles qu’Émile Kima, président de la Fondation pour la paix en Afrique de l’Ouest, lançait ce cri du cœur en faveur de Marine Le Pen – pour la seconde fois en quelques jours. Se disant proche de Laurent Gbagbo (alors qu’« il a seulement fréquenté le palais », tempère un proche de l’ancien président), cet activiste, dont l’arrestation pour escroquerie avait défrayé la chronique en 2013, affirme être en contact téléphonique avec deux proches de la candidate du FN : son compagnon, Louis Aliot, et Jérôme Rivière, un ancien député UMP ayant rejoint les rangs du parti d’extrême droite.

À Alger, c’est le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui a affiché un soutien sans ambiguïté à Emmanuel Macron : « C’est un ami de l’Algérie », a-t-il lâché deux jours après le premier tour. Une amitié scellée lors de la visite de l’ex-ministre français de l’Économie à Alger, en début d’année : lors du déjeuner organisé en son honneur, le 13 février, Emmanuel Macron avait glissé à Ramtane Lamamra, entre deux bouchées : « Vous pouvez me compter parmi vos amis. »