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Côte d’Ivoire : le RDR d’Alassane Ouattara à la reconquête des cœurs

Le président ivoirien Alassane Ouatarra a imposé l'organisation d'un pré-congrès du Rassemblement des Républicains. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Le Rassemblement des républicains (RDR) veut restaurer son unité et définir une ligne de conduite commune pour les prochaines échéances électorales.

Du 27 au 30 avril, le Rassemblement des républicains (RDR) organisait 45 pré-congrès à travers la Côte d’Ivoire. Un exercice imposé par Alassane Ouattara afin d’éviter que les fortes tensions qui secouent le parti ne perturbent l’organisation du troisième congrès ordinaire – le premier du genre depuis 2008 –, qui pourrait se tenir en juillet. Dans plusieurs localités, les personnalités dépêchées pour rassurer et mobiliser les troupes ont pu constater l’amertume de la base. « Nos militants se sentent laissés pour compte, insuffisamment écoutés. Les décisions se prennent sans qu’ils aient leur mot à dire », confie un ancien député, membre du bureau politique du RDR.

Luttes d’influence

D’ici à l’échéance, le chef de l’État devra également composer avec les luttes d’influence. Car ce congrès tant attendu sera l’occasion pour le RDR, animé depuis 2011 par une équipe intérimaire, de se doter d’une nouvelle direction. Alassane Ouattara récupérera officiellement son poste de président – qu’il pourrait même conserver à l’issue de son second mandat à la tête de l’État.

Ce congrès sera celui de la reconquête des cœurs. Nous devons gagner les municipales, les législatives, les régionales et même la présidentielle

Amadou Gon Coulibaly, Amadou Soumahoro, Hamed Bakayoko ou Guillaume Soro pourraient quant à eux être nommés vice-présidents, même si rien n’est encore arrêté. Et le poste de secrétaire général, actuellement détenu par Soumahoro, attise les convoitises.

Alternance

Enfin, cette grand-messe sera l’occasion pour le RDR de se positionner officiellement sur la question de l’alternance avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), son allié politique au sein de la coalition au pouvoir, dans l’optique de la présidentielle de 2020.

Plusieurs cadres ont déjà donné le ton. « Ce congrès sera celui de la reconquête des cœurs. Nous devons gagner les municipales, les législatives, les régionales et même la présidentielle », a ainsi déclaré le secrétaire général adjoint, Adama Bictogo.

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