Unesco : quel candidat a le plus de chances d’être élu à la direction générale ?

Par Jeune Afrique

Salle plénière de la 34ème Conférence générale de l'UNESCO avec drapeaux. © UNESCO/Michel Ravassard

Les auditions des neuf candidats à la direction générale de l’Unesco, organisées à Paris les 26 et 27 avril, ont été marquées par une féroce bataille diplomatique.

Si deux candidats, ceux de l’Azerbaïdjan et du Guatemala, n’ont pas convaincu, pour les sept autres les jeux sont ouverts. Tous les votes, de petits ou de grands pays, ont la même valeur, sont secrets, et il n’y a pas de veto.

La ministre française de la Culture, Audrey Azoulay, qui est sur les rangs, est desservie pour l’instant par l’incertitude qui pèse sur le soutien politique dont elle bénéficiera à l’issue de la présidentielle.

Le Qatari marque des points

Deux candidatures émergent : celle de la Chine (Qian Tang), déposée le 14 mars, la veille du jour de clôture, et celle du Qatar (Hamad al-Kawari), officialisée il y a déjà presque deux ans. Le Qatari, qui dispose de l’appui d’une majorité du bloc arabe, a marqué des points lors des auditions en abordant ouvertement la question de la crise financière et politique de l’organisation et en appelant à un dialogue constructif avec les États-Unis, qui ont cessé de payer leur contribution depuis la reconnaissance de la Palestine comme État membre. Le vote interviendra en octobre.