Diplomatie : Côte-d’Ivoire et Burkina multiplient les rendez-vous

A droite, aux côtés d'Alassane Ouattara, Marcel Amon Tanoh, ministre ivoirien des Affaires étrangères. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Le 5e sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC), fin juillet 2016, à Yamoussoukro, a été un signal fort de la normalisation des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina, qui se sont d’ailleurs donné rendez-vous en juillet prochain, à Ouagadougou, pour une nouvelle conférence des chefs d’État.

Les 30 et 31 mars, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, et son homologue ivoirien, Marcel Amon-Tanoh, se sont rencontrés à Bobo-Dioulasso à l’occasion d’un comité d’évaluation et de suivi du TAC (une première depuis sa signature, en 2008), et plus particulièrement des accords bilatéraux conclus lors du 5e sommet.

L’un des projets qui a le plus avancé est celui de l’autoroute Abidjan-Ouagadougou (1 000 km), pour lequel les deux pays doivent mobiliser 2 000 milliards de F CFA (plus de 3 milliards d’euros), dont 1 200 milliards pour la partie burkinabè. Selon Alpha Barry, pour la construction du premier tronçon, entre Ouaga et Koudougou (110 km), l’étape de préqualification des entreprises est en cours, et le gouvernement espère aboutir à la signature d’un contrat de partenariat public-privé dans les prochains mois, de façon à engager les travaux avant la fin de l’année.

Les chefs de la diplomatie sont également convenus de réduire le nombre de points de contrôle, pour lutter contre les tracasseries policières qui gênent la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays.

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