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Gabon : des législatives plus qu’incertaines

Par Jeune Afrique

Ali Bongo Ondimba, en visite officielle à Pékin, le 7 décembre 2016. © Fred Dufour/AP/SIPA

Ce n’est pas encore officiel, mais plus personne ne semble douter du fait que les législatives gabonaises ne se tiendront pas en juillet, comme c’était prévu.

Au cours du dialogue national actuellement en cours à Libreville, l’opposition a en effet mis sur la table un certain nombre de réformes, parmi lesquelles une refonte des circonscriptions électorales. « Or la loi stipule qu’on ne peut pas tenir de scrutin l’année d’un redécoupage », explique un ancien ministre passé à l’opposition.

Autre changement exigé : l’augmentation du nombre de députés, qui pourrait passer de 120 à 150 afin de remédier aux déséquilibres régionaux actuels. Le nombre de sénateurs, quant à lui, baisserait – l’hypothèse la plus répandue étant le passage de 102 à environ 70 membres à la Chambre haute.

Si le report du scrutin est quasi acté, la nouvelle date n’a pas encore été fixée. Certains espèrent un couplage avec les locales, prévues en novembre 2018, tandis que d’autres évoquent déjà 2019.