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Unesco : la candidature de la ministre française de la Culture crée la surprise

Par Jeune Afrique

La ministre française de la culture, Audrey Azoulay, au palais de l'Élysée, à Paris, le 17 février 2016. © Christophe Ena/AP/SIPA

Audrey Azoulay a déposé au dernier moment sa candidature pour le poste de directeur générale de l'Unesco. Une démarche pour le moins inattendue.

«À la clôture du dépôt des dossiers, le 15 mars, on a assisté à une avalanche de candidatures ! » rapporte un haut responsable de l’Unesco, dont le prochain directeur général doit être élu en novembre à Paris. Neuf ont été enregistrées. La grande surprise est venue de la toute dernière, celle d’Audrey Azoulay, la ministre française de la Culture : malgré l’exception qu’avait constituée René Maheu (1962-1974), il n’est pas d’usage qu’un ressortissant de l’État-siège brigue le poste, et il semblait entendu qu’un Arabe devait être élu pour la première fois.

Une candidature arabe attendue

Une semaine plus tôt, une candidature italienne avait créé l’incompréhension en Égypte, pays arabe phare dont l’ambassadrice, Mouchira Khattab, est en lice. « Le dossier Azoulay est arrivé en dernier car la France voulait montrer qu’elle n’avait pas perturbé le principe tacite d’une succession arabe », confie un initié, pour qui « Azoulay a toutes ses chances, à condition que la campagne, qui s’annonce délicate, soit menée avec tact ».

« La binationalité de la fille du conseiller de Mohammed VI est un atout », estime un autre proche du dossier, qui se demande par ailleurs si « les crises arabes de 2011 et la polémique de 2016 n’ont pas compromis les chances d’une candidature arabe ».

À l’époque, l’organisation onusienne avait condamné la politique d’Israël à Jérusalem-Est, poussant ce pays à suspendre sa coopération avec l’institution. L’Unesco, qui cherche à se dégager de cet imbroglio, n’a donc pas intérêt à jeter de l’huile sur le feu.

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