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Centrafrique : qui se cache derrière l’entreprise NIP ?

Par Jeune Afrique

Pendant les élections de février 2016, à Bangui, en Centrafrique. © Jerome Delay/AP/SIPA

L'entreprise israélienne Nikuv International Projects (NIP) espère remporter un important marché de numérisation et de fabrication de documents administratifs en Centrafrique.

Mi-mars, ses dirigeants (des anciens agents du Mossad) ont présenté leur technologie pendant trois jours à l’hôtel Ledger de Bangui. Ce qui fait déjà grincer des dents.

Certains s’étonnent par exemple qu’il n’y ait eu aucun appel d’offres. « C’est prévu. Le processus n’est pas encore lancé, car d’autres sociétés, européennes, nous ont offert leurs services », répond Jean-Baptiste Koba, ministre conseiller à la présidence chargé des Investissements.

Accusé de fraude

Autre sujet d’inquiétude : NIP, qui est intervenu dans le processus électoral de plusieurs pays africains, n’a pas toujours bonne presse. L’opposition zimbabwéenne l’a ainsi accusé d’avoir facilité la fraude lors de la présidentielle de 2013.

Ce qui n’empêche pas la commission électorale du Zimbabwe de faire une nouvelle fois appel à elle pour le scrutin de 2018… « Nous connaissons la réputation de toutes les sociétés qui veulent investir dans notre pays », assure Koba.

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