Tunisie : Chafik Jarraya et les millions du Qatar

Par Jeune Afrique

Doha, au Qatar, vue d'avion. © marc.desbordes/CC/Flickr

La « bombe » lâchée début mars par Abid Briki n’en finit pas de faire des vagues.

L’ancien ministre tunisien de la Fonction publique avait déclaré avoir été mis au courant d’un virement de 12 millions de dollars effectué par la QIA (le fonds souverain du Qatar) au profit d’un homme d’affaires tunisien qu’il n’a pas voulu nommer.

L’homme d’affaires en question, Chafik Jarraya, qui dispose de solides connexions libyennes, a reconnu le 6 mars avoir reçu 10 millions d’euros sur le compte de l’une de ses sociétés, spécialisée dans la promotion immobilière. Il a affirmé que l’opération s’était faite « dans les règles de l’art », le ministère des Affaires étrangères et la Banque centrale ayant été prévenus.

Proche des Qataris

Les enquêteurs du pôle judiciaire financier, qui ont entendu Briki dans le cadre d’une instruction préliminaire, chercheraient à savoir si ces montants auraient pu être utilisés à d’autres fins, moins avouables. Ils tenteraient aussi d’éclaircir le rôle joué dans cette affaire par un proche de Jarraya, Hichem Bouajila (41 ans).

Influent dans le milieu du foot business et des droits télé, éphémère patron de l’Espérance sportive de Zarzis, Bouajila est bien introduit auprès des Qataris. Il affiche volontiers sa proximité avec Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris-Saint-Germain et de la chaîne Bein Sports et membre du conseil d’administration de la QIA.

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