Dialogue national au Gabon : le pouvoir cherche à attirer des poids lourds du camp de Jean Ping

Par Jeune Afrique

Lors d'une conférence de presse de Jean Ping après une discussion avec Angela Merkel, la chancelière de l'Allemagne, le 5 juillet 2011. © Markus Schreiber/AP/SIPA

Depuis la mi-février, des réunions techniques définissent les contours du dialogue national que le président Ali Bongo Ondimba (ABO) appelle de ses vœux et qui est censé se dérouler durant ce premier semestre.

La société civile sera dans un second temps invitée à déposer des propositions. La troisième phase, la plus attendue, qui s’ouvrira début mars, réunira les responsables politiques ayant accepté de participer à la commission paritaire préparatoire.

Celle-ci sera composée de 50 membres (au lieu des 40 initialement prévus), dont la moitié devront faire partie de l’opposition. Selon une source à la présidence, 44 des 48 partis reconnus seront représentés.

Convaincre les partisans de Jean Ping

Le pouvoir s’active surtout pour attirer des poids lourds du camp de Jean Ping. Le candidat malheureux à la présidentielle, qui revendique toujours sa victoire en s’appuyant sur une résolution de l’UE remettant en question la réélection d’ABO, se refuse à entrer dans le jeu. Plusieurs de ses anciens lieutenants songent toutefois à participer.

Parmi eux, René Ndemezo’o Obiang, ex-ministre des Sports et ex-porte-parole de Ping, aurait confirmé sa participation, en insistant sur certains thèmes à aborder (réforme du mode de scrutin – à un ou deux tours –, limitation du nombre des mandats présidentiels…).

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