Fermer

Guinée : horizons fertiles pour l’agrobusiness

Un homme transporte des bidons d'huile de Palme. Le 10 décembre 2012. Guinée Conakry. © Sylvain CHERKAOUI pour Jeune Afrique

L’une des priorités du gouvernement est de redynamiser les filières agricoles, qui, contrairement à celles des mines, redistribuent énormément et font vivre 80 % de la population du pays.

Objectif : atteindre l’autosuffisance alimentaire d’ici à 2020 et, à moyen terme, devenir une puissance agro-industrielle. Avec plus de 6 millions d’hectares de terres arables et une pluviométrie de 1 200 à 4 000 mm/an, le potentiel est là… Pour doper la production, en particulier celle des petites exploitations familiales, le groupe marocain OCP travaille avec le ministère de l’Agriculture sur plusieurs projets, notamment dans le cadre du protocole de coopération pour le soutien du dévelop­pement agricole de la Guinée, signé en mars 2014 lors de la première visite de Mohammed VI à Conakry.

Carte de fertilité des sols

En 2015, le groupe a organisé une « Caravane agricole Guinée », qui a permis de sensibiliser des milliers de petits exploitants à l’utilisation raisonnée d’engrais et, grâce à un laboratoire mobile, d’analyser les sols afin d’élaborer une carte de la fertilité, mise gratuitement à la disposition de l’ensemble des acteurs agricoles guinéens. Le géant marocain des phosphates a par ailleurs effectué des tests agronomiques afin de développer des engrais adaptés, qu’il pourra produire dans sa nouvelle usine de Jorf Lasfar, l’Africa Fertilizer Complex.

Un projet aussi stratégique pour les Guinéens que pour les Marocains, qui devrait se concrétiser par la signature d’un contrat de fourniture d’engrais phosphatés, à l’occasion de la deuxième visite de Mohammed VI à Conakry.

Lire les autres articles du dossier

«La Guinée reprend des couleurs»

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro