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Cameroun : quand les anciens de l’opposition s’accrochent

Par - envoyé spécial à Yaoundé

Le candidat socialiste à la présidentielle, John Fru Ndi, en campagne à Yaoundé, le 7 octobre 2011. © Sunday Alamba/AP/SIPA

John Fru Ndi, président du Social Democratic Front (SDF), qu’il a fondé en 1990, aura 76 ans en juillet.

Or, si un âge canonique n’a jamais empêché une carrière politique au Cameroun, la question se pose : le chairman doit-il passer la main et laisser un homme moins âgé briguer la présidence en 2018 ?

Certains l’y poussent au sein même de son parti, arguant du fait que proposer un « jeune » face au candidat du parti au pouvoir – qui devrait être Paul Biya, 84 ans – constituerait un symbole très fort. Et s’il est en bonne santé, selon ses proches, John Fru Ndi sera-t-il en mesure d’assurer une campagne éprouvante comme celle menée en 1992, qui est restée considérée dans les mémoires comme un marathon populaire ?

Comment peut-on militer pour l’alternance sans appliquer le principe au sein de son propre camp ?

Nombre de cadres plus jeunes ont d’ores et déjà quitté le SDF faute de renouvellement, dont Kah Walla, Alice Sadio, Elizabeth Tamajong, Abel Elimbi Lobe… D’autres ont choisi de rester et attendent leur tour, tels Joshua Osih, Grégoire Birwé ou Scholastique Mahop.

« Comment peut-on militer pour l’alternance sans appliquer le principe au sein de son propre camp ? » interroge un quadragénaire socialiste. Une question de plus pour le prochain congrès.

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