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Burkina-Faso : Jean-Claude Bouda, fidèle lieutenant de Kaboré promu à la Défense

Par - à Ouagadougou

À 57 ans, Jean-Claude Bouda maîtrise déjà les rouages de l’État. © Olympia de Maismont/JA

Ce membre influent et dévoué du parti présidentiel est le nouveau ministre burkinabè de la Défense. Il succède à Kaboré lui-même.

C’est un fidèle parmi les fidèles que le chef de l’État burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a nommé le 19 février à la tête du ministère de la Défense nationale et des Anciens Combattants. Une « marque de confiance et de responsabilité », commente l’intéressé, Jean-Claude Bouda, 57 ans. D’autant que, depuis les mutineries de 2011, les présidents qui se sont succédé à la tête du pays avaient préféré garder la main sur ce portefeuille sensible.

« Cette nomination répond à un engagement présidentiel », explique Paul Kaba Thiéba, le Premier ministre fraîchement reconduit. Roch Marc Christian Kaboré s’était en effet engagé à faire de la Sécurité et de l’Administration territoriale deux ministères de plein exercice, et de passer le relais à la tête de la Défense. Selon le chef du gouvernement, « le ministre Bouda, qui a une grande expérience des rouages de l’État, ne sera pas en terrain inconnu ».

Priorité à la lutte antiterroriste

Membre influent du parti présidentiel, le dévoué Jean-Claude Bouda est surtout connu pour son ancien rôle de directeur général du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (Siao), qu’il a hissé parmi les principales manifestations internationales en matière d’artisanat africain. Plusieurs défis l’attendent, comme la réforme de l’armée, qui prévoit d’intensifier la formation et l’entraînement opérationnel des troupes, de renforcer les équipements et de développer le renseignement.

Mais c’est surtout sur le front de la lutte antiterroriste que l’action du nouveau ministre sera scrutée. « Il devra ramener la tête de Malam Dicko », glisse un fin connaisseur de l’armée. Considéré comme l’ennemi public numéro un au Burkina, ce prédicateur radical, qui tente d’implanter une katiba à proximité de la frontière malienne, a revendiqué mi-décembre l’attaque au cours de laquelle douze soldats burkinabè ont péri.

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